Un agrégateur d'offres a un défaut connu : il ramasse aussi des pages qui n'en sont pas. Une page « Rejoignez-nous » d'une entreprise, une réunion d'information, une page par pays d'un grand groupe, un titre corrompu par du code. Sur une planète, ces fausses offres sont encore plus visibles, car elles occupent un repère.
Ce que nous avons mesuré
Lors d'un audit du 26 octobre 2026, sur 5 662 offres, nous avons compté au moins 223 pages qui n'étaient pas des offres (3,9 %) et 75 titres corrompus. Ce sont des bornes basses : nos règles ne détectent que les cas qu'elles savent reconnaître, et nous avons relu un échantillon à la main plutôt que la totalité.
Les cas les plus fréquents :
- des pages carrière sans poste précis ;
- des pages d'accueil par pays d'un groupe international ;
- des événements et réunions d'information ;
- des titres qui contiennent du code JavaScript au lieu d'un intitulé.
Ce que nous faisons
Nous appliquons les contrôles dans un ordre de coût croissant : d'abord « est-ce une vraie offre ? », puis le lieu, puis la famille de métier, et seulement ensuite des étapes plus coûteuses. Chaque rejet garde sa raison, pour pouvoir être vérifié : un faux rejet (une vraie offre écartée) est plus grave qu'une fausse offre conservée.
La correction à la source, au moment de la collecte, est décrite mais pas encore appliquée : tant qu'elle n'est pas en place, quelques pages de ce type peuvent encore apparaître. Si vous en repérez une, c'est précisément l'information qui nous manque.
Pourquoi c'est important pour la suite
Noter un CV face à une page qui n'est pas une offre produit un résultat absurde, dépensé pour rien. Nettoyer en amont est le moyen le moins coûteux d'améliorer tout ce qui vient après.